Je porte en moi cette obsession douce de m'abandonner sous la pluie dans un lieu perdu où on ne surprend que nos soupirs et le silence de la nature. Contenue en société, débridée en privé. Ce changement radical en impressionne tous ceux qui le découvrent. Pourtant c'est exactement ce qui m'amuse. Si j'avais à composer le décor rêvée en un souffle, ce serait le crépuscule intérieur. Cette zone entre le dit et le tu où les visages révèlent une beauté extraordinaire, où les voix laissent émerger des confidences, et où chaque geste devient éloquent profond